Le rapport de l’ANDEM (Agence Nationale pour le Développement de l’Evaluation Médicale) a fait une analyse de 23 études de prévalence réalisées dans le monde, dont 4 en France. La variation des taux rapportés dans ces études peut s’expliquer par les différences dans la définition et la classification retenue, la méthodologie utilisée, l’âge des sujets.
En extrapolant les résultats de l’ensemble des publications à la France, le taux de prévalence retenu est de 4 à 5,6 pour 10 000 pour les sujets âgés de 0 à 19 ans. Cela représenterait environ 7 000 enfants/adolescents souffrant de troubles autistiques et environ 20 000 personnes âgées de 0 à 55 ans.
Ce taux de prévalence est estimé à 20 pour 10 000, si l’on inclut dans la définition, des cas de syndromes partiels, observables chez les enfants ayant un retard mental sévère (E. Fombonne, Etudes épidémiologiques de l’autisme infantile, in Nouveau Traité de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, PUF, Paris 1995, 1171-1199).
• Le sex ratio est de 3 garçons pour une fille, ces dernières étant plus sévèrement atteintes.
• Le retard mental se rencontre chez environ 75 % - 80 % des personnes autistes dont le Q.I., évalué sur des épreuves standardisées d’intelligence non verbale, est inférieur à 70.
• 40 % des enfants ont un Q.I. inférieur à 50.
• 30 % ont un Q.I. non verbal au dessus de 70.
• Moins de 5 % des enfants peuvent être considérés comme ayant une intelligence dans une fourchette normale (Q.I.>80), si on tient compte des performances verbales.
• Environ 50 % des personnes autistes n’utilisent pas le langage verbal.
• Les études épidémiologiques montrent qu’il n’y a pas d’association avec les différentes classes sociales.
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